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HISTORIQUE

 

La « Coutellerie des Poëliers » n’est pas une coutellerie ordinaire : c’est l’un des plus anciens commerces d’Angers
 

La tradition familiale des « maîtres couteliers » du XXe siècle attribue la fondation du commerce à 1699. Le premier coutelier de la rue des Poëliers est la famille Drouet, puis Brunet paraît avoir pris la suite de la veuve Drouet et par la suite les couteliers Chesneau, et Ingan se succèdent.

 

Après le décès de Ingan, sa veuve épouse en 1776 ou 1777, Pierre Houdet, un coutelier de la rue des Petits-Murs (au début de la rue Jules-Guitton actuelle) cède son affaire au lavallois François-Nicolas Gaultier, né d’un père coutelier. Une partie de la famille Gaultier s’implante à Angers en 1784. Le jeune « maître coutelier » épouse, le 16 novembre 1790, la fille d’un traiteur, Charlotte Menuau. Il paie patente à partir de 1791 pour une boutique-atelier installée au 547, c’est-à-dire à l’emplacement actuel.

 

François-Nicolas exerce avec son épouse, « marchande coutelière », jusqu’à son décès en 1845. François-Antoine son fils, puis Charles-Louis son petit-fils, prennent la suite.

 

L’atelier s’étendait profondément en arrière de la boutique, sur deux cours, jusqu’à la rue Lenepveu (alors appelée Milton). Le coutelier était alors un artisan-commerçant qui vendait sa propre fabrication : Thiers et le Bassigny (Nogent, en Haute-Marne) ne produisaient pas encore industriellement. Toutes les matières sont travaillées : métaux et bois précieux, nacre, corne, ivoire.

 

La fille unique de Charles-Louis Gaultier ayant épousé le drapier Laurenceau, la coutellerie est cédée à Théodore Fleurance, originaire de Montigné en Maine-et-Loire, vers 1881. Théodore épouse en secondes noces Célestine Philippe, une femme de tête. Veuve en 1894, elle étend considérablement l’activité du magasin, qu’elle dirige jusqu’en 1923.

 

Tous les corps de métiers sont clients de la coutellerie, les tables bourgeoises comme celles des communautés religieuses. Un forgeron spécial est attaché à la production de couteaux tisserands pour l’entreprise Bessonneau. Cointreau commande par dizaines des ciseaux spéciaux pour couper les queues de cerise.

 

La coutellerie vers 1900. Célestine Philippe,

veuve Fleurance, sur le pas de la porte. Coll. part.

 

Le gendre, Louis-Charles Loret, n’a pas moins le sens du commerce. La coutellerie collectionne les médailles. Lui-même est décoré chevalier du Mérite agricole. Ses inventions pour le jardinage (sécateurs par exemple), l’horticulture, le travail de la vigne, l’apiculture… sont appréciées. Les trois meules de l’atelier, une pour les gros outils, une autre pour les ciseaux, la dernière pour les petites pièces, tournent sans arrêt. Le magasin avait un tel stock de ciseaux, qu’il aurait pu tenir quatre ans sans rien fabriquer. En 1938, Loret part développer une ancienne coutellerie de Nantes. Sa fille Yolande reprend l’affaire, avec son mari André Marzin, qui abandonne l’enseignement des lettres classiques. Le magasin est ouvert tous les jours en continu, de 8h à 19h, et même le dimanche matin.

 

Affiche publicitaire, C. Duvivier, vers 1925 ?

En toile de fond, les vignes du vallon de Thouarcé, appartenant à M. Giet,

forgeron qui tenait un dépôt de la coutellerie Fleurance.

Arch. mun. Angers, 6 Fi 2012, don de M. et Mme Marzin.

 

Le métier a beaucoup évolué. Désormais, la coutellerie est surtout dépositaire des grandes marques.

 

L’atelier, avec trois ouvriers encore vers 1960, sert surtout aux réparations et repassage, mais de nombreux apprentis sont encore formés entre 1939 et 1978. Toujours ils remportent les premiers prix. Pour diversifier leurs activités, les Marzin adjoignent à leur commerce la vente des étains, la vaisselle, les cadeaux et les listes de mariage. Le flambeau passe aux Guibert en 1978, puis, en août 2000, à Patrick Bouchard, quatorzième génération peut-être, onzième sûrement, à la tête du magasin.

 

C’est en Octobre 2014 que la Coutellerie des Poëliers est reprise par Jacqueline Landrau , continuant à développer le commerce de l’Art culinaire, l’Art de la table, les cadeaux, les listes de mariage et bien évidemment la Coutellerie avec un choix diversifié et important dans les grandes marques de couteau de poche, de table, de cuisine, etc, sans oublier les ciseaux et l’art du rasage d’antan. En même temps, elle réintroduit au sein même de la Coutellerie des Poëliers l’activité d’affûtage-rémoulage réalisée en interne par Marc, son mari.